Antonella Desneux

Directrice de la citoyenneté, secrétaire générale du bureau du développement durable

SFR en est à son second accord égalité professionnelle, et va cette année en renégocier un troisième. Pourquoi SFR s’est-il intéressé si tôt à l’égalité hommes femmes ?

50 % des clients SFR sont des clientes, et la répartition hommes/femmes chez SFR est globalement conforme à celle de nos clients. SFR a signé son premier accord égalité professionnelle en 2003. Un second accord a été signé en 2006, complétant le précédent, et agissant sur 5 axes principaux : le recrutement, l’évolution professionnelle, la rémunération, la formation et la conciliation vie privée/vie professionnelle. Cette année, nous avons proposé aux partenaires sociaux la négociation d’un 3ème accord afin d’accompagner l’évolution des comportements et continuer d’assurer l’égalité de traitement entre hommes et femmes au sein du groupe SFR.

Quels sont les principaux items que vous avez développés dans vos accords égalité professionnelle ?

La prise en compte comme référence dans le recrutement des taux de sortie des grandes filières de formation : ces chiffres issus de l’éducation nationale nous permettent une répartition hommes femmes plus juste selon les métiers. Un des grands axe de notre dernier accord est une meilleure prise en compte de la parentalité en entreprise, avec un focus sur le congé parental, une prime pour la naissance de chaque 3ème enfant et une majoration de l’allocation formation si celle-ci a lieu hors temps de travail et occasionne des frais de garde supplémentaires. C’est dans cette optique que SFR a signé la charte de la parentalité en 2008, incitant les entreprises à proposer aux salariés parents des dispositifs permettant d’allier vie privée et vie professionnelle.

Pouvez-vous citer quelques exemples concrets de dispositifs représentatifs de votre accord égalité professionnelle ?

Je citerai la neutralisation de la période de maternité dans les décisions salariales : le collaborateur est évalué sur les résultats lors de son temps de présence dans l’entreprise. Le congé parental est, pour sa part, porté au 6ème anniversaire de l’enfant, et au 8ème si ce dernier est handicapé. Les pères bénéficient également de 11 jours de congés de paternité : l’entreprise prend en charge le complément de salaire. Ce temps est assimilé à du temps de travail. En 2009, 96 % des congés paternité déclarés ont été pris par les collaborateurs. Actuellement nous travaillons sur le nouvel accord que nous voulons encore plus ambitieux.


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